







On met en vitesse notre rouge à levres Chanel. On enfile une robe Valentino du 34 trop grande et une clé Tiffany&Co autour du cou. On prend nos Jumbo Chanel, nos talons Louboutins ou nos ballerines Miu Miu. On jette un coup d'oeil sur nos montres Dior. Toujours en retard. Nos Blackberry sonnent. On saute dans un taxi, Myrtes sur le nez, allure de mannequin. On fait la bise, on entre dans un appart déja bondé, rempli de fumé. On sort nos Marlboro, on sort nos bouteilles. Paris XVI. Une caricature d'enfant de riches selon certains, le symbole d'une jeunesse désœuvrée en quête d'idéal pour d'autres. Nous faisons parti des personnes infréquentables qu'il faut absolument fréquenter. Et on a pas le droit de s'en plaindre, parce qu'il paraît qu'on a tout pour être heureux. L'argent, la fête, le champagne et parfois aussi la drogue. C'est dans cette frénésie qu'on aime se baigner. Qu'on aime ressentir ça. Quant le champagne coule à flot, et que tout est beau. Que le monde s'arrete de tourner, que les gens sont tous fou. Ou le lendemain on ne se rappelle plus de rien. On à beau rechercher les souvenirs au fond de nous, on a du mal à entrevoir ce que notre semblant de nuit à pu être. On se souviens de cette lumiére éblouissante, de la musique un peu trop forte, des verre trop vite vides, de la fumée qui nous enivre, de ces mots dits non pensés, des geste à regretter. Après tout, il est trop tard pour revenir en arrière, ce qui est fait n'est pas à refaire et encore moins à regretter. C'est dans ces moments d'impulsivités qu'on arrive à vivre finalement, qu'on se libére de tout, qu'on ouvre les yeux sur un autre monde, un monde flou, mais magique. Ce monde ou même l'amour n'a plus de sens, ou tout est dérisoir, banal. Un monde presque parfait.